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 [PV Liberty] Yoghurt Crisis

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Diplôme : CBU
Filière : Défense contre les forces du mal
Âge du perso : 20 ans
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I'M SO NASTEEN
MessageSujet: [PV Liberty] Yoghurt Crisis   Sam 9 Mar - 15:03

« On ne peut pas écrire ça, enfin !
- Pas assez scolaire ?
- Entre autres…
- Ecoute, je sais très bien que ça n’a jamais été prouvé, je ne demande pas que l’on pose ça comme un fait établi, juste comme une hypothèse, à la fin de notre conclusion, en guise d’ouverture…
- Ce serait pire ! C’est le dernier truc que le prof va retenir, et tu sais bien qu’il a horreur de ce genre de thèse farfelue sortie de nulle part…
Zephyr s’appuya contre le dossier de sa chaise, un sourire amusé aux lèvres.
- Tu as peur pour ta note, c’est ça ? »

L’expression de Jill s’assombrit un peu plus. Zephyr songea que c’était dommage, car elle était nettement plus jolie quand elle souriait, chose qu’elle avait malheureusement du mal à faire depuis quelques temps lorsqu’elle se trouvait en sa compagnie. Elle reposa assez violemment son yaourt sur la table, et Zephyr s’émerveilla une fois de plus de cette capacité qu’il avait d’agacer le monde, y compris les filles aussi placides et tolérantes que Jill.
Quelques curieux des tables avoisinantes se retournèrent, ce qui dissuada probablement Jill d’élever la voix, quand bien même il était évident qu’elle mourrait d’envie de pousser une gueulante. Plutôt discrète de nature, il était évident qu’elle n’oserait pas faire une scène au beau milieu de la cafétéria. C’était précisément la raison pour laquelle Zephyr avait proposé qu’ils s’y retrouvent pour fignoler l’exposé de spiritisme qu’ils devaient présenter le lendemain devant la classe. Lui se moquait bien de se faire remarquer, il avait simplement calculé qu’il serait plus facile de faire accepter à la jeune fille l’ouverture audacieuse qu’il avait choisi pour clore l’exposé dans un endroit public où, bridé par son souci de discrétion, elle n’oserait pas contester trop vigoureusement sa décision.

« Je n’ai simplement pas envie de gâcher plusieurs heures de travail pour te donner le plaisir de lâcher de genre de petite provocation gratuite !

Plus elle s’énervait, plus Zephyr se sentait devenir calme, indolent, presque indifférent. Une sale habitude de sale gosse qu’il n’avait pas l’intention de changer de sitôt. Il continua sur sa lancée, d’un ton léger :

- Je suis d’accord sur le fait que ce prof est d’un conventionnalisme aberrant, mais je ne pense pas qu’il nous massacrera simplement parce que notre ouverture est un peu borderline. Cela dit, si ça t’inquiète vraiment, je peux préciser que l’idée est de moi.
- T’auras pas besoin de préciser, il n’y a que toi pour afficher tes opinions bancales avec autant de prétention.
- Dans ce cas, je ne vois pas où est le problème. Tu es hors de cause. Le prof t’aime bien, de toute façon, étant donné que tu ne lui rends d’habitude que ce genre de devoir aussi irréprochable que fade qu’il affectionne particulièrement.

Jill laissa échapper un ricanement, ce qui ne lui ressemblait pas.

- Tu t’écoutes parler des fois ? Tu joues les génies incompris, à balancer avec suffisance tes théories à la noix, et à mépriser tous ceux qui ne sont pas du même avis, tu peux pas savoir à quel point ça te rend odieux…

- Je ne te méprise pas, je pense juste que la raison pour laquelle tu ne sors pas du lot alors que tu es loin d’être idiote, c’est parce que tu te cantonnes à répéter ce qu’on t’apprend sans vraiment prendre la peine de réfléchir par toi-même. C’est dommage pour toi.

Elle se leva brusquement.

- Je me fous de ce que tu penses de moi. Retiens juste que si tu ouvres la bouche pour sortir tes conneries demain, je te la referme illico, et définitivement! »

Le sourire de Zephyr s’élargit, mais Jill ne resta pas assez longtemps pour le voir. Il la regarda distraitement s’éloigner d’un pas vif et raide, tout en réfléchissant au meilleur moyen de contrer un sortilège de glu permanente, dont il savait que Jill l’affectionnait particulièrement. Lorsqu’il se leva à son tour, il remarqua que la jeune fille avait oublié son yaourt à la vanille, auquel elle avait à peine touché, sur la table. Il l’attrapa mécaniquement pour le poser sur son propre plateau, avant de se diriger vers la sortie.

Il n’en était qu’à quelques mètres lorsqu’on se jeta presque littéralement sur lui. Pendant un court instant, Zephyr craignit que Jill ne soit revenue pour appliquer immédiatement sa menace, avant de se faire la remarque que c’était absurde, puisqu’aucun sortilège digne de ce nom ne nécessitait qu’on se jette sur sa victime avant de le lancer. Déséquilibré, il manqua de lâcher son plateau ; à défaut, ce fut une partie de son contenu qui voltigea.
Lorsqu’il baissa les yeux pour s’enquérir de l’identité de son agresseur, il découvrit une masse de cheveux roux, en dessous de laquelle, après quelques secondes d’observation inquisitrice, il finit par distinguer la silhouette frêle et le visage enfantin d’une gamine. Zephyr ne doutait pas qu’en temps normal, elle ait déjà une apparence curieuse, mais la collision n’avait rien arrangé : du plateau du jeune homme, elle avait récupéré quelques épluchures de pomme qui pendaient dans ses cheveux, une certaine dose de miettes de pain qui parsemaient son T-shirt et, le plus dramatique, quoiqu’il ne s’en doutait pas encore à ce moment : le yaourt à la vanille s’était intégralement déversé sur son crâne, et dégoulinait sur son visage et le long de ses mèches rousses.
Le tout formait un tableau assez atterrant, à tel point que Zephyr, qui ne s’embarrassait pourtant pas facilement, se sentit vaguement coupable. Il posa le plateau à terre et farfouilla dans ses poches à la recherche d’un mouchoir.

« Tu devrais regarder où tu vas, Miss. Même si je ne doute pas que c’est une tâche rendue difficile par la quantité invraisemblable de cheveux que tu possèdes. » lâcha-t-il en lui tendant de quoi s’essuyer, un peu amusé malgré tout par la situation, et totalement inconscient de la crise qui se préparait…
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