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 Zephyr - Way to the Mist [End]

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Diplôme : CBU
Filière : Défense contre les forces du mal
Âge du perso : 20 ans
Messages : 9
Gallions : 13
I'M SO NASTEEN
MessageSujet: Zephyr - Way to the Mist [End]   Ven 1 Mar - 21:42

Zephyr Kyle LEVINSON

Chaque fois qu'on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire


Dossier de Malwen

Ҩ Maison : Nasteen
Ҩ Filière/Diplôme demandée : CBU Défense contre les forces du mal
Ҩ Année d'étude : 3ème
Ҩ Âge & Date de Naissance : 20 ans – 18 janvier 2000

Ҩ Dans quelle école de sorcellerie étiez-vous ? Poudlard, chez les Serdaigle.


Inventaire du Sorcier

Ҩ Baguette Magique : Ébène, cœur de ventricule de dragon, 31 centimètres, assez flexible.
Ҩ Animal de compagnie : Nada. Zephyr a toujours eu un mauvais karma avec les animaux. Les chats le griffent gratuitement, les crapauds lui font dessus, les rongeurs le mordent avec, lui semble-t-il souvent, une joie malsaine… Même les hiboux les plus apathiques ne peuvent s’empêcher de lui refiler des coups de bec en même temps que son courrier.
Ҩ Balai : Un Nimbus assez récent (aucune idée du numéro auquel on peut en être arrivé en 2020…)


Questions Magiques

Ҩ Patronus : Un Milan noir.
Ҩ Parfum de l’Amortentia :Myrtille, papier fraîchement imprimé, quelques effluves de pin.
Ҩ Miroir du Risèd :Lui et son premier amour dans la librairie dans laquelle ils avaient l’habitude de se retrouver.


Descriptions

Ҩ Description physique : Grand et mince, Zephyr a tendance à marcher le dos légèrement courbé, les mains souvent dans les poches, dans une attitude désinvolte, indolente. Il est doté d’un visage aux traits plutôt harmonieux rehaussé par des yeux bleus, aux nuances turquoise, en somme une beauté discrète, sans grande originalité. Il ne prend pas énormément soin de ses cheveux blonds et épais, et par une bizarrerie des lois de la gravité, ses mèches ont tendance se relever spontanément, ce qui, pour le coup, lui donne un air négligé et quelque peu excentrique. Son style vestimentaire se veut sobre et décontracté, ce qui se traduit par l’éternelle association jean-chemise, avec pull au besoin. Il affectionne particulièrement les écharpes et foulards, ainsi il est rare de le voir le cou nu.

Ҩ Caractère et psychologie : Zephyr se caractérise par un calme à toute épreuve ; très rares sont les personnes ou les situations capable de le faire sortir de ses gonds. Excellent élève de par une certaine vivacité d’esprit naturelle couplée à un travail assidu, il tire de ses capacités assez développées une fierté non dissimulée. Il n’est pas rare d’ailleurs que sa tranquille assurance verse dans l’arrogance pure et simple. Non content d’être brillant, il se targue également de posséder une culture générale supérieure à la moyenne et une éloquence assez spontanée, dont il se sert à outrance pour rembarrer quiconque aurait l’audace de s’opposer à lui. Par la force de l’habitude, il a pris goût à ces joutes verbales au point de ne pouvoir s’empêcher de lâcher des remarques acerbes, effrontées, pouvant aller jusqu’à la mesquinerie, voire la cruauté. Perspicace, lucide et excessivement cynique, il tend à voir plus le côté négatif des choses, et critique généreusement tout ce qui lui tombe sous la main, parfois sincèrement, mais bien souvent pour le simple plaisir de faire des mots d’esprits. Sans être excessivement social, Zephyr ne rechigne pas à de la compagnie, en revanche, l’inverse est plutôt vrai : rares sont les personnes capable de tolérer ses sarcasmes incessants sur le long terme. De ce fait, il est relativement solitaire, mais cela ne le gêne pas outre mesure.
Ouvert d’esprit malgré tout, il est capable, par curiosité intellectuelle, de s’intéresser sérieusement à tout et n’importe quoi, de la culture des navets à l’arithmancie, cependant, une fois qu’il s’est fait une bonne opinion du sujet en question, il est difficile de l’en faire changer. D’une manière plus générale, Zephyr est difficilement influençable. Il met un point d’honneur à se forger très personnellement ses convictions et à n’en plus démordre par la suite. Franc et direct, il n’hésite jamais à formuler crûment sa pensée, sans souci du politiquement correct, et abhorre toute forme d’hypocrisie, de mensonge gratuit et de manipulation. Ainsi, il avoue sans scrupule que sa soif de connaissance s’applique tout autant à la magie conventionnelle qu’à la magie noire et aux sciences et arts moldus. Les seuls sujets au sujet desquels il reste discret, voire secret sont ceux d’ordre affectif ou sentimental. Assez obsessionnel de nature, comme le prouve son affection encore marquée pour son premier amour dont il n’a pourtant aucune nouvelle depuis plus de cinq ans, il lui arrive assez couramment de faire des fixations sur des œuvres, littéraires ou graphiques, des mélodies, des disciplines très précises, ou même des personnes.


Ҩ Aptitude particulière : Zephyr est assez doué lorsqu'il s’agit d’utiliser des sortilèges informulés, ou d’inventer de nouveaux sorts.


Histoire & Anecdotes


« Comment la magie peut-elle exister ?

- Hein ?

Une moue déforma le visage encore enfantin du garçon. Rien qu’à voir l’air à la fois incrédule et déjà agacé de son père, il pouvait deviner que la conversation se terminerait mal. Il lui en fallait cependant plus pour le décourager.

- Enola dit que l’existence même de la magie est contraire à toutes les lois de la physique.

- La physique est une discipline moldue, à ce que je sache. Je ne sais même pas pourquoi tu perds ton temps à mettre ton nez là-dedans.

- C’est intéressant, ça explique comment…

- Ça n’explique rien du tout. D’après ce qu’on m’a dit, les soi-disant sciences des moldus ne reposent que sur des postulats et des hypothèses, c’est-à-dire que ce sont des croyances pures et simples qu’ils ont inventées pour tenter d’expliquer le monde en ignorant l’existence de la magie.

- La physique ne peut pas être une croyance. C’est beaucoup trop complexe et cohérent pour ça. Ca explique de façon parfaitement rationnelle à peu près tous les phénomènes observés sur Terre, et c’est le résultat de la réflexion des hommes les plus brillants de l’humanité. Il est impossible qu’ils se soient tous trompé.

- Ce sont tes propres mots, ou ceux d’Enola ? Dans le premier cas, je serais agréablement surpris de ta soudaine éloquence.

- … C’est ce qu’a dit Enola, mais je suis d’accord avec elle.

- Enola est certainement une jeune fille brillante, mais elle reste une moldue, qui en toute légitimité, s’accroche à ses croyances moldues. Tu as accès à une vision du monde plus élargie que la sienne, Zephyr, par conséquent, je suis déçu que tu te bornes à jouer les perroquets.

- Si la physique se trompe, alors tu devrais pouvoir m’expliquer où est son erreur, non ?

Une étincelle de défi s’était allumée dans les yeux du garçon. Le dos droit, la tête haute, il fixait son père avec une insolence non dissimulée.

- Non. Je ne sais quasiment rien sur la physique. Pourquoi perdrais-je mon temps à étudier quelque chose de faux ?

- Si tu ne l’as pas étudié, comment peux-tu savoir que c’est faux ?

- Mais parce que c’est évident, Zephyr ! Tu l’as dit toi-même : la physique et la magie sont contradictoires, or, la magie existe, c’est un fait, donc la physique se trompe.

L’homme avait haussé la voix de façon perceptible, mais le garçon ne faiblit pas.

- C’est un peu simple, comme raisonnement, non ? Les moldus ont le même, d’ailleurs, pour prouver exactement l’inverse : la physique dit vrai, donc la magie n’existe pas…

- Ça suffit ! Tu mélanges tout, Zephyr, et ton penchant pour tout ce qui touche aux moldus m’agace ! Il m’inquiéterait même si je ne savais pas qu’il est motivé uniquement par ton affection démesurée pour cette jeune fille.

Zephyr réprima un sourire. Dans ces joutes orales qui étaient devenues monnaie courante depuis quelques mois, il considérait toujours comme une victoire le fait que son père perde son calme en premier, bien que les conséquences pour lui soient la plupart du temps assez désagréables. C’est donc avec une voix neutre, parfaitement maîtrisée, et le visage serein qu’il répondit :

- C’est toi qui mélanges tout. Je peux aim… apprécier Enola et m’intéresser sincèrement aux sciences moldues, et pas « à tout ce qui touche aux moldus », comme tu dis. C’est toi qui m’as dit que la curiosité intellectuelle était une bonne chose, qu’il fallait toujours se forger son opinion par soi-même plutôt que de répéter bêtement celle qui était la plus répandue, et que quand on se trompait, le seul moyen d’en tirer quelque chose était de chercher la cause de l’erreur. J’ai juste appliqué tes principes, je ne vois pas pourquoi tu t’énerves. »

Le visage de l’homme vira au cramoisi, il se leva brusquement, renversant sa tasse de thé sur le tapis onéreux du salon. Zephyr se raidit, mais ne baissa pas le regard. Ils se fixèrent ainsi pendant quelques secondes, l’un presque tremblant de rage, l’autre parfaitement immobile, le visage neutre, habité en apparence par un calme olympien. En réalité, le garçon envisageait déjà avec une certaine appréhension la baffe qui allait probablement s’ensuivre. Son père n’affectionnait pas particulièrement la violence physique, mais y avait recourt sans remord lorsqu’il savait que son fils le poussait volontairement à bout, ce qui était effectivement le cas ici.
Il fut donc agréablement surpris de voir l’homme prendre une grande inspiration, avant de se rasseoir dans son fauteuil victorien.

« Tu es intelligent, Zephyr. Ta perspicacité et ta rigueur intellectuelle sont des qualités dont je suis fier, d’autant plus que je pense, très objectivement, que c’est moi qui te les ai transmises. En revanche, je ne sais pas d’où sort cette insolence, mais elle te jouera des tours.

L’intéressa haussa un sourcil, indifférent à la menace.

- Tu es jeune, aussi vais-je considérer ton obstination impertinente comme une marque précoce de cette rébellion que les jeunes adolescents ne peuvent s’empêcher de manifester à l’égard de leurs parents. Je ne doute pas que ta scolarité à Poudlard te remettra vite dans le bon chemin, c’est pourquoi je vais même tolérer que tu continues à fréquenter Enola pendant le mois qui te reste avant la rentrée. Mais laisse-moi te dire que ton amour à sens unique pour cette jeune fille bien plus âgée que toi et moldue, de surcroît, ne t’apportera rien de bon. J’attends bien évidemment de toi que, une fois ta scolarité magique entamée, tu coupes définitivement les ponts avec elle.

Zephyr serra les poings. Son père savait appuyer là où ça faisait mal. Pour ne pas perdre la face, il se força à afficher un dernier sourire narquois.

- Oh, tu peux toujours attendre, mon cher Papa. »

Il avait mis une ironie malveillante dans ces deux derniers mots.



M. Levinson était un sorcier respecté et fier de l’être : issu d’une noble et ancienne lignée de sorciers purs (détail à propos duquel il feignait l’indifférence, mais qui nourrissait malgré tout son orgueil déjà bien développé), il avait commencé très jeune à travailler pour le ministère de la magie, et, en digne employé modèle, avait grimpé les échelons jusqu’à atteindre le poste confortable de directeur de l’un des nombreux sous-départements du ministère de la Justice Magique. Très cultivé, d’une intelligence et finesse indéniables, il n’usurpait pas son poste, mais faisait montre d’une arrogance -discrète en publique, un peu moins en privé- quelque peu désagréable.

Doté d’un charme sans originalité, il épousa une de ses collègues, une jeune femme consciencieuse et travailleuse, d’une beauté discrète mais sans plus d’originalité, et issue bien évidemment d’une famille respectable. D’une constitution assez fragile, elle mourut en mettant son premier fils au monde. M. Levinson en retira un chagrin réel, mais pas incurable, car l’attachement des époux l’un pour l’autre n’avait été, bien que ce soit triste à dire, que très superficiel.

Il procura à son fils une éducation rigoureuse mais assez stricte, et globalement dépourvue d’affection de sa part. L’enfant eut cependant droit à celle de sa nourrice, étant tout petit, et par la suite, celle de ses divers professeurs.
En effet, si M. Levinson refusait que son fils fréquente l’école moldue de la petite ville anglaise aux abords de laquelle se dressait le manoir ancestral, il tenait néanmoins à ce qu’il se cultive, plus par vanité que par intérêt pour l’enfant, soit dit en passant.

A 10 ans, Zephyr était donc un gamin vif et ouvert d’esprit, peut-être un peu plus que la moyenne, mais, probablement influencé par son père, déjà doté d’une tranquille assurance qui frôlait l’arrogance. Cela ne l’empêchait pas de s’ennuyer dans son vieux manoir, avec pour seule compagnie son père, dont il commençait à cerner les défauts avec une perspicacité peu enfantine.

Il obtint la permission de se promener à sa guise dans la ville et, son père ayant pris soin de lui faire comprendre, à demi-mots, qu’il n’apprécierait pas trop que son fils se familiarise trop avec des enfants moldus, Zephyr s’empressa de désobéir à cette consigne, par esprit de contradiction, mais aussi parce qu’il aurait vraiment aimé découvrir l’amitié telle qu’il l’avait vue dépeinte dans ses livres.
Cependant, il se heurta bien vite à la méfiance des gamins du coin, amplifiée par celle, plus ancestrale, d’une grande partie de la population de la ville à l’égard des propriétaires du manoir :
« Pourquoi tu vas pas à l’école comme tout le monde ? », « Elle fait peur ta maison, elle est hantée ? », « Ma mère dit que c’est bizarre que ton père ne descende jamais en ville. » ; « Mon père veut pas que je te parle, il dit que c’est pas net des gens qui sortent presque pas de chez eux. Il dit que vous avez sûrement des trucs à cacher. »

N’étant pas lui non plus d’une nature très tolérante, il répondit d’abord avec condescendance à ces remarques qu’il trouvait particulièrement dépourvues de discernement. Le choc des cultures n’en fit que s’amplifier, et d’indésirable, il devint la cible de toutes les moqueries et crasses imaginables.
Cette cruauté enfantine le blessa beaucoup, mais par fierté, il refusa d’en faire part à son père et continua à fréquenter la ville comme si de rien n’était. Après de nombreuses crises de larmes, il se résolut à prendre sa revanche, répliquant aux moqueries par des remarques, qui, maladroites au départ, devinrent avec l’expérience et de par sa culture généralement plus fournie que celle des autres gamins, de plus en plus acerbes et mesquines. Il s’avéra moins doué quand il s’agissait de répondre aux mauvaises blagues, mais à deux ou trois reprises, alors qu’il allait s’incliner face à l’ingéniosité maligne de ses ennemis, sa magie naissante lui vint en aide. Il apprécia particulièrement la fois où, un petit groupe de garçon ayant décidé de se divertir de façon encore mois subtile que d’ordinaire, à savoir en lui balançant des œufs dessus, lesdits œufs se mirent subitement à pourrir avant d’exploser dans les mains des sales gosses.

A partir de ce moment, Zephyr délaissa ses projets de vengeance : si l’existence de la magie n’avait rien de nouveau pour lui, ayant été habitué dès son plus jeune âge à voir son père exécuter divers sortilèges de la vie courante, le fait de pouvoir à son tour effectuer ne serait-ce que quelques menus sortilèges par ci par là était terriblement excitant. A défaut de pouvoir réellement pratiquer la magie, il se précipita sur divers ouvrages pédagogique, en espérant que la connaissance préalable des sortilèges l’aiderait à les maîtriser plus rapidement lorsqu’il en aurait la capacité.
Alors que Zephyr s’était résolu à délaisser les moldus, ce furent les moldus qui vinrent frapper à sa porte, ou presque…


Un beau jour d’été, alors que le garçon, assis contre le grand chêne qui trônait au centre de la propriété entourant le manoir, commençait à s’assoupir sur son livre de sortilèges, il eut la surprise d’entendre une voix féminine, assez jeune, provenant de l’autre côté des hauts murs qui délimitaient la propriété des Levinson. Par superstition ou simple habitude ancrée dans les mentalités, les citadins évitaient en général d’approcher les abords du manoir, ou se montraient extrêmement discrets lorsqu’ils le faisaient.

« Y’a quelqu’uuuuuuuuuun ? »

Désormais tout à fait réveillé, Zephyr sauta sur ses pieds, stupéfait par cette audace. En s’approchant de l’immense portail de la propriété, il put apercevoir une fine silhouette collée aux barreaux, de toute évidence absorbée dans la contemplation du manoir. Il s’avança avec un mélange de curiosité et de méfiance jusqu’à pouvoir distinguer le visage de la jeune fille, car c’en était bien une : traits fins, regard rêveur et longue chevelure brune, au premier coup d’œil on lui donnait 20 ans, ou peut-être un peu moins. Elle s’anima à la vue du garçon :

« Bonjour ! Tu habites ici ? Ce manoir est magnifique, il a l’air ancien… Tu sais quel âge il a ?

- …278 ans, je crois…

- Woah, c’est précis ! Moi c’est Enola, on vient d’ouvrir une librairie dans le centre-ville avec ma mère ! Attend, j’ai un prospectus…

Elle farfouilla dans la petite sacoche qu’elle portait à l’épaule et en sortit un papier un peu froissé.

- Tiens, prend-le ! Je suis monté jusqu’ici exprès pour l’apporter, je me suis dit que des gens qui habitent dans une telle bâtisse ne peuvent qu’être des bons lecteurs… Hum, c’est un peu cliché, à la réflexion…

Elle laissa échapper un rire communicatif, au point que Zephyr ne put s’empêcher de sourire à son tour, sans raison valable. Intimidé malgré tout, il n’osa pas préciser qu’en effet, le manoir était pourvu d’une immense bibliothèque dont son père se targuait d’avoir lu tous les livres.

- Bon, je ne vais pas t’embêter plus longtemps. Mais n’hésite pas à passer à la librairie, il y a même un coin lecture dans lequel on propose du thé et des pâtisseries en accompagnement à un bon livre. Crois-moi, une fois que t’auras goûté au fondant au chocolat de ma mère, tu ne pourras plus t’en passer ! Oh, tu t’appelles comment, au fait ?

- Zephyr…

- Oh, comme le vent d’ouest ! Bon, bah bonne journée, Zephyr ! En espérant te revoir bientôt !

Le garçon la regarda s’éloigner d’un pas énergique, s’arrêter brusquement au pied d’une fleur, sortir de sa sacoche un livre qu’il imagina être un manuel de botanique, feuilleter ledit bouquin jusqu’à trouver ce qu’elle cherchait, avant de ranger le tout, visiblement rassérénée, avant de s’en aller pour de bon. Zephyr oscillait entre la perplexité et la fascination : une fille vive, chaleureuse, jolie, qui s’intéressait à la botanique et faisait des références à la mythologie grecque, ça ne devait pas courir les rues.

Zephyr découvrit dès le lendemain, lors de sa première visite dans la librairie, que la curiosité d’Enola ne s’appliquait pas uniquement aux plantes ou à la Grèce Antique. Le jeune fille, 19 ans, brillante étudiante, était capable de se passionner pour n’importe quel domaine, s’investir à fond dans n’importe quelle discipline, et son enthousiasme était tel que Zephyr, déjà assez curieux par nature, sentit grandir en lui une soif de connaissance plus grande encore.

Un brin excentrique, Enola possédait une ouverture d’esprit sans borne, chose que Zephyr admirait au plus haut point, car c’était ce qui la rendait capable de discuter très sérieusement pendant des heures sur des sujets parfois pointus avec un gamin de 8 ans son cadet, et ce sans la moindre trace de condescendance. Lorsque Zephyr ne comprenait pas ou manquait de connaissances de base, elle lui expliquait de bonne grâce et lui prêtait des ouvrages sur le sujet en question. Bien que plus cultivée et vive d’esprit que lui, elle n’hésitait pas à lui demander son avis sur certains points, et écoutait toujours ses réponses avec une attention qui aurait flatté n’importe quel auditeur. Fort des connaissances qu’il emmagasinait au contact de la jeune fille, Zephyr gagnait en lucidité et en assurance, notamment au sujet de son père. Il prenait conscience de son étroitesse d’esprit et de son arrogance, et lorsque celui-ci commença à émettre des réserves quant à ses fréquentations, il n’hésita plus à le défier ouvertement, ce qui menait inévitablement à des affrontements tels que celui relaté ci-dessus.

Zephyr finit par appréhender la rentrée à Poudlard, qu’il attendait auparavant avec impatience. Il craignait par-dessus tout que durant sa longue absence, Enola, dont il était effectivement tombé amoureux, rencontre quelqu’un d’autre à entraîner dans son merveilleux monde du savoir. Il avait cruellement conscience qu’un gamin de 12 ans, pour lequel elle ne ressentait probablement rien de plus qu’une affection presque maternelle, serait facilement évincé au profit de n’importe quel jeune homme du même âge qu’elle.

Le jour tant redouté arriva finalement. Sans surprise, Zephyr se retrouva à Serdaigle, mais il goûta à peine à la joie d’avoir obtenu la maison qu’il désirait. Morose, presque grognon, il s’intégra petit à petit parmi les autres élèves. Elève assidu, il récoltait la plupart du temps bienveillance et compliments de la part des professeurs, et, ne rechignant jamais trop à donner un coup de main à ses camarades, il gagna ainsi le statut confortable de l’élève intello-mais-sympa. Progressivement, sa mauvaise humeur chronique se dissipa, et il finit par apprécier sincèrement sa scolarité. Son humeur s’améliora encore lorsqu’il constata, à l’occasion des vacances de Noël, que Enola ne l’avait remplacé par personne, et qu’elle était toujours prête à lui accorder des après-midi entières de discussions et lectures communes.

Ses trois premières années à Poudlard se déroulèrent ainsi, sans heurt ; Zephyr était même parvenu à instaurer une relation pacifique avec son père, quand bien même celui-ci continuait régulièrement de baisser dans son estime.
La quatrième année commença tout aussi paisiblement, et se gâta brusquement lors des vacances de fin d’année. A cette occasion, Zephyr retrouva une Enola encore plus radieuse que d’ordinaire. Mal à l’aise, il eut bien du mal à garder le sourire lorsqu’elle lui annonça, un sourire jusqu’aux oreilles, qu’elle allait se fiancer avec un étudiant de son université, avant de partir avec lui aux Etats-Unis pour poursuivre leur cursus ensemble. Il balbutia quelques félicitations, avant de s’esquiver sur un prétexte.

Il évita au maximum la jeune fille durant le reste des vacances. Il avait beau se douter depuis longtemps que leur relation finirait probablement de cette façon, il n’avait pu s’empêcher d’espérer une autre issue, ce qui rendait la chute encore plus dure. D’autant plus dure qu’il croisait régulièrement le regard mi narquois mi moralisateur de son père, dans lequel il pouvait clairement lire « Tu récoltes enfin ce que tu as semé, et ce n’est pas faute de t’avoir prévenu ! ».
Autant dire que les disputes reprirent de plus belle, le plus souvent selon l’initiative du jeune homme. Déverser sa frustration et sa rancœur sur son père le rassérénait étrangement.

De retour à Poudlard, il trouva son exutoire à travers les éternelles rivalités entre maisons. Auparavant, il n’avait jamais trop prêté attention à ce genre de chamailleries, mais à présent, elles représentaient le défouloir idéal. Sa langue de vipère, devenue redoutablement acérée à l’occasion de sa revanche sur les gamins moldus, reprit rapidement du service, et avec elle, son arrogance patentée, qu’il avait pourtant réussi à mettre en veilleuse depuis le début de sa scolarité. Comme face à son père, il s’appliqua à répliquer à la moindre petite agression à l’encontre des Serdaigle par des remarques acerbes, cyniques, voire cruelles, soutenues par une attitude hautaine et un calme à toute épreuve.
Ce changement radical d’attitude, une fois la première surprise générale passée, lui conféra une certaine popularité, pas forcément dans le bon sens du terme. Certains admiraient ce qu’ils prenaient pour de l’aplomb et du courage, mais la plupart, même s’ils n’étaient pas les cibles de sa mesquinerie, arguèrent qu’ils préféraient largement le gamin discret et fiable d’autrefois. Fiable, il l’était toujours, cela dit, mais il fallait, pour obtenir son aide, être capable de supporter son cynisme chronique, ce qui n’était pas donné à tout le monde.



« J’ai entendu dire que tu étais devenu extrêmement agressif à l’encontre des Serpentard, Zephyr.

- Oh, ne me dis pas que les petits reptiles sont allés pleurer auprès de leurs parents ! Je savais qu’ils tenaient plus de la tortue que du serpent, mais à ce point…

- On peut savoir ce que tu as contre eux ?

- Rien de personnel. Ce sont eux qui sont agressifs de nature, j’applique simplement la loi du Talion. Je le fais à l’égard de toutes les Maisons, d’ailleurs, mais comme ce sont eux qui ont le plus tendance à attaquer Serdaigle, il est logique que tu aies plus d’échos de leur part.

- Je n’avais pas réalisé à quel point tu étais devenu prétentieux, Zephyr… Laisse-moi te dire que ce mépris dans ta voix est absolument insupportable à entendre.
- Si tu as du mal avec la prétention, je ne comprends pas comment tu arrives encore à te regarder dans un miroir, mon cher Papa.

- J’ai dû mal entendre…

- D’ailleurs, j’y pense, même si j’avais quelque chose en particulier contre les serpentards, où serait le problème ? Ça t’embêterait de voir ton fils s’opposer à la Maison qui se targue de ne posséder que des sang-purs ?

- Je n’ai jamais…

- T’as jamais dit ça ouvertement, oui, aucun doute là-dessus. Ça te rend encore plus méprisable à mes yeux. Assume donc tes opinions arriérées et conservatrices avant de me faire la morale, okay ?

Il y eut un long silence, puis son père éclata d’un rire mauvais.

- Je savais bien qu’à force de fréquenter des moldus à tout va, tu finirais par jouer les bons petits sorciers blancs moralisateurs ! Il ne te reste plus qu’à consacrer ta vie à jouer les bénévoles pour une association caritative, à ce que je vois !

- J’ai l’impression de t’avoir déjà dit quelque chose du genre, et j’ai horreur de me répéter, mais puisque c’est toi, je vais faire un effort : arrête de tout mélanger. Je te croyais au-dessus des regroupements simplistes du genre « Non anti-moldus = magie blanche = générosité sans borne », et pourquoi pas Gryffondor pour compléter le cliché ?

- Cliché ou pas, tu m’as l’air bien parti pour suivre ce chemin médiocre, mon fils. Quoique si tu continues à me parler sur ce ton, il se pourrait que ton avenir se voie douloureusement compromis.

L’homme avait refermé sa main autour de sa baguette.

- Bah voyons, les menaces, c’est vrai qu’il te manquait ça pour compléter ton rôle du grand méchant. Un zeste de magie noire, et ce sera parfait !

- Ne m’encourage pas, Zephyr. Contrairement à toi, je n’ai effectivement pas craché sur cet enseignement quand j’en ai eu l’occasion, et…

- Qu’est-ce qui te fait dire que j’ai craché dessus, moi ?

Zephyr savoura la surprise sur le visage de son père.

- Enfin, je sais très bien qu’ils n’enseignent pas ça à Poudlard !

- Bien sûr que non. Mais c’est précisément dans ce genre de cas que les livres se rendent le plus utile. Oh, je ne prétendrai pas être un expert en la matière, mais j’en sais déjà suffisamment pour avoir conscience que c’est effectivement une discipline intéressante. De toute façon, « cracher sur une discipline », comme tu dis, va à l’encontre mes principes.

Son père lui lança un regard indéchiffrable.

- Je ne sais pas bien quels sont tes principes, Zephyr, mais ils ne m’ont pas l’air bien cohérents.

- Parce que je ne déprécie ni la magie noire, ni les moldus et tout ce qui s’y rapporte ?

L’homme soupira.

- Tu me fatigues.

- Malheureusement pour toi, j’ai calculé, en faisant la somme de toutes les vacances, qu’il nous restait sept mois complets à passer ensemble avant que je ne déguerpisse dans une université lointaine.

- La discussion est terminée. Fiche le camp avant que je ne change d’avis. Ça m’étonnerait que tu aies envie d’un cours pratique sur la magie noire ce soir.

Zephyr haussa les épaules, mais tourna les talons. Il considérait la victoire comme acquise, une fois de plus.

Ayant pris goût aux joutes verbales, Zephyr garda la même attitude hautaine et forte pendant ses deux dernières années à Poudlard. Il obtint ses ASPICS avec mention, ce qui fut pour lui une grande source de satisfaction, ayant tout de même pas mal bossé pour arriver à ce résultat.
Son choix d’aller étudier à Malwen fut à la fois motivé par son désir de s’éloigner de son père, et celui, inavoué, de peut-être retrouver Enola, qui s’était établie en Floride.
C’est sans surprise que la cape qu’il reçut lors de son arrivée dans l’université se colora en violet, faisant des Nasteen sa nouvelle Maison.




Toi. Oui, toi !

Ҩ Pseudo/âge : 17 ans.
Ҩ Double-compte ?Nope.
Ҩ Avis/remarque :J'apprécie beaucoup le design sobre mais classe, et le contexte concis et efficace. Il y a juste un truc qui m'a supris, un détail administratif : il n'y a pas de bottins pour recenser les avatars? (ou alors c'est moi qui l'ai loupé?).
Sinon, je me disais aussi que mettre quelque part dans la partie contexte le lien vers cet excellent site : http://www.encyclopedie-hp.org/ pouvait s'avérer utile (même si je ne doute pas qu'une bonne partie des adeptes de HP le connaisse déjà...)
Ҩ Comment as-tu découvert le forum ? Top-sites
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Points Concours Points Concours : 5
Fan Clubs : Un fan club est un groupe, informel ou organisé en association, de fans, autrement dit de personnes partageant une admiration, voire une adulation commune.






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Fonction : Directeur de Malwen
Messages : 330
Gallions : 124
J'SUIS LE DIRECTEUR, ok ?
MessageSujet: Re: Zephyr - Way to the Mist [End]   Ven 1 Mar - 22:49

Oh, bienvenue sur Malwen !

Je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ta fiche, je trouve ton histoire plutôt complète. Merci de tes remarques HJ, nous allons créer le plus rapidement possible le bottin des avatars et nous placerons sans aucun doute le lien de l'Encyclopédie Harry Potter (une très bonne ressource d'ailleurs) :D

Bon jeu à toi !

Nasteen


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Zephyr - Way to the Mist [End]

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