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 Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer. [PV B.B.]

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MessageSujet: Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer. [PV B.B.]   Mar 28 Mai - 21:14


Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer
La journée avait pourtant bien commencé.
Quand on est un sorcier, la vie n'est jamais trop ennuyeuse, tout du moins, c'était la première pensée qui m'était venu à l'esprit lorsque j'avais entendu parler de la magie pour la première fois. Visiblement, à ce moment-là, je n'avais aucune idée de l'envergure que ce monde présentait. Des créatures en tout genre, différentes matières, des milliers de choses qui avaient presque toutes les chances possibles de pouvoir capter l'intérêt de n'importe quel homme : un monde extraordinaire... dont l'étude des objets magiques n'aurait pas dû faire parti. Les duels, les sorts, les enchantements et la métamorphose, tout ça était fascinant ; seulement, je ne voyais pas l'intérêt de fixer un vieux sac plein de boue posé sur une table. La leçon du jour n'était pas bien compliqué d'ailleurs, car elle était sur les Portoloin.

Si de tels objets auraient eu une infime chance de piquer mon intérêt lors de quelques jours vierges - et où d'ailleurs à peu près toute chose magique aurait été aussi en mesure de m'intéresser, c'est dire -, ce n'était désormais plus le cas. Lorsqu'on a son brevet de transplanage, on ne voit plus vraiment l'intérêt de tels objets - et vu le bordel qui règle dans les rues Moldus, ce n'est pas le claquement d'un sorcier en plein voyage qui risque de les gêner. À vrai dire, le professeur qui faisait sa leçon avait l'air tout aussi passionné qu'aurait pu l'être Lester par un cours d'histoire de la magie. Malheureusement, si le professeur lui-même semble clamer un cruel manque d'intérêt pour sa propre leçon, il n'y a pas beaucoup de chances qu'elle parvienne à capter celui d'élèves à peine éveillés ce matin-même.

Un sourire parvint à trouver le coin de mes lèvres à la pensée d'une heure de plus passée dans mon lit, mais il fallait se rendre à l'évidence, c'était improbable. Restait à espérer, simplement, que l'heure finisse vite.

Et ainsi, comme si dieu semblait avoir définitivement trouvé un objectif à son éternel existence - à savoir, celui d'emmerder les hommes, l'heure tourna avec une lenteur particulièrement marquante. À deux reprises, alors que j'avais pourtant fait preuve d'une incontestable discrétion, le professeur - dont le nom me semblait aussi utile que la leçon qu'il venait d'interrompre - était parvenu à me surprendre alors que je m'amusais à lancer des sorts sur mes figurines. « Si vous voulez porter un handicap à ces modèles réduits, faites-le au moins à l'aide d'un objet. Tenez, quelqu'un peut-il me citer... » et c'est de cette façon que je m'étais rendormi. Le seul problème de la journée, si tant est qu'il ait assez d'importance pour être qualifié de la sorte, était la confiscation de mon mini Dumbledore.

Agacé, ennuyé et surtout particulièrement dégoûté de ne plus pouvoir lancer de maléfices de cheveux sur quelque chose de vivant - même si la taille de ceux de cette figurine était déjà assez conséquente -, j'avais décidé de me montrer attentif. Après tout, si j'avais choisi de m'orienter vers l'option Défense contre les Forces du Mal, ce n'était pas pour les objets magiques. Cette matières s'avérait être la seule que je ne supportais pas dans le lot - aussi ne fallait-il pas être surpris, malgré ma pitoyable impression au premier cours, de me voir écouter avec un intérêt particulier. Au final, dans une ambition d'Auror à défaut de pouvoir m'orienter dans le Quidditch, j'avais fini par apprécier ces matières et la journée défila à une vitesse folle, malgré l'agacement lors du cours sur les objets.

Lors du dîner, peu affamé mais bien obligé d'avaler quelque chose, je m'étais contenté de quelques bouts de viandes, sans réel intérêt pour le goût ou la nature même de l'aliment - et on aurait pu m'empoisonner que j'aurai été capable de ne pas m'en rendre compte. J'avais fini par m'éclipser dans les couloirs, ignorant l'extinction des feux malgré les risques considérables que cette décision pouvait bien m'apporter. Je décidais de trouver un coin tranquille où je m'asseyais tranquillement, dans le noir des couloirs, repensant à beaucoup de choses. Il ne servait à rien de réprimer, simplement, je profitais de cette belle nuit à l'intérieur du château, à l'écart de tous. Si j'étais bien sûr d'une chose, c'est que même Dumbledore ou aucun autre grand sorcier n'aurait deviné ce qui allait se passer...

« Lumos » murmurais-je faiblement, éclairant l'embout de ma baguette, désormais seule source de lumière dans les environs.



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MessageSujet: Re: Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer. [PV B.B.]   Mer 29 Mai - 19:08

don't wake up the sleeping lioness


Blondyne Bryanne Anarchy. Il est dur de décrire à quel point ce nom sonne faux. Il est dur de décrire à quel point ce nom sonne mal. Faux. Impertinent. Vulgaire. Tout comme il est dur de décrire à quel point les élèves de Malwen haïssent autant qu'ils chérissent ce nom. Tu es une plaie. Tu l'as toujours été. De ton vivant comme tu l'es toujours après ta propre mort. Tu t'amusais à faire tourner en bourrique ces graines de sorciers que tu méprisais et visais avec ton lance-pierre du haut de ta tour de princesse déchue. Barbie. Quelle honte. Tu les fixais de haut et te jouais d'eux comme de vulgaires pions sur un échiquier dont tu n'étais même pas maîtresse mais simple spectatrice. Reine s'amusant du fou, du fou qui appartenait au Roi. Mais dis-nous, Barbie, jolie Barbie, quel est ton Roi ? Tu n'en avais pas. Princesse indépendante. Tu fixais ces sorciers de haut, perchée sur les étagères, contournant les lois de la gravité avec grâce et élégance, et ton corps frêle de poupée de porcelaine ne pesant que le demi d'un gramme survolait avec légèreté les alentours du pensionnat. Ainsi, tu t'amusais à te percher sur les frêles épaules de ces enfants, t'amusant du fait qu'ils ne ressentaient même pas ton poids sur leur dos, et t'endormais jusqu'à ce qu'ils te remarquent et te chassent comme on chasse un chat d'une boucherie.

Ah, Barbie, tu étais une teigne à te jouer d'eux en leur riant aux nez, ces pauvres enfants dotés de pouvoirs surnaturels que tu ne comprenais pas vraiment. Tu les écoutais réciter de stupides incantations à apprendre par cœur et les sorts fusaient dans les salles de classe que tu épiais de tes yeux couleur pomme. Tu étais bien contente de ne pas avoir hérité du sang de ton sorcier de père et donc de ne pas avoir du à retenir toutes ces formules complexes qui te pourrissaient déjà le crâne sans même que tu aies à les apprendre. Ainsi, à force de vivre dans ce pensionnat, tu commençais à connaître par cœur chaque formule et son effet sans même pouvoir les utiliser. Triste destin, Baby. Si tu n'avais pas été une contradiction ambulante, si ces stupides enfants sorciers ne craignaient pas ta médiocre santé mentale, si ta bonté n'avaient d'égale que ta méchanceté et ta générosité ton égoïsme, si tu n'étais pas aussi bipolaire, si tu n'étais pas aussi illogique, aussi folle, aussi déroutante, aussi incompréhensible, alors peut-être que ces sorciers t'auraient rit au nez comme tu le leur faisais si souvent. Et, bien que certains aient très souvent envie de te boucler le clapet, ton invulnérabilité de morte te rendait intouchable, les sortilèges ne fonctionnant pas sur les fantômes. Et après tout, qui serait assez idiot pour lancer le sort de Mort à un cadavre ? Si ce dit cadavre est aussi détraqué que toi, ça en reviendrait à du suicide. Pas que tu sois méchante, jolie Barbie, bien au contraire, mais essayer de te comprendre est voué à un échec des plus total et ta bêtise est mortelle. Fais-tu réellement exprès d'être aussi folle et idiote ? Bien évidemment.
« ▬ Lumos. »
Qui donc était le petit être effronté qui osait te réveiller après cette journée si difficile et pénible ? Ah, tu maudissais intérieurement les vivants. Croyaient-il cela si facile de traîner chaque jour sa carcasse sans vie entre les couloirs ? Ils te pensaient fainéante et bonne à rien, mais n'est-ce pas un travail fatiguant que de trouver un bon endroit où dormir ou taquiner les élèves de sexe mâle lors de ses heures perdues ? Tes journées étaient bien plus harassantes que celles de ces lanceurs de sorts. Quand venait l'heure du coucher pour tous, c'était ton seul et unique véritable repos. Tu ne risquais pas d'être réveillée par de sales gamins en plein dans la fougue de la jeunesse et incapables de respecter les morts. Mais voilà donc qu'un blondinet venait d'allumer le bout de sa baguette et de diriger sa lumière aveuglante vers tes yeux clos, ce qui te réveilla car, à force de dormir trop, on a le réveil facile. N'est-ce pas...Barbie ? Que des gosses jouent dans les couloirs après l'heure du couvre-feu n'était pas ton problème, mais tu ne pouvais pas tolérer qu'ils te réveillent même la nuit. Suspendue à rien à la manière des chauves souris, tu le fixais de tes yeux verts avec ce sourire collé à ton visage qui ne prédisait rien de bon et qui te donnait même l'air effrayante sous la maudite lumière de cette baguette.
« ▬ Eh bien, eh bien, en voilà des manières. Il est impoli de réveiller une jeune femme en pleine nuit, et totalement irrespectueux de pointer sa baguette vers n'importe qui. Votre impertinence a réussi à me mettre de mauvaise humeur, quand vais-je réussir à retrouver le sommeil ? »
Foutaises. Le sommeil, tu le trouvais n'importe quand. Tu te laisses retomber sur le sol, gracieuse, tes cheveux souples suivaient le mouvement et vos ombres jouaient sous la lumière du garçon. Que dis-je ? Tu n'avais pas d'ombre, toi. Tu es morte. Tu es juste un esprit hantant. Tu t'étires, fais craquer les vieux os rouillés de ta nuque et baille, baille, prenant ce ton ironique dans tes paroles, vouvoyant ce jeune homme comme à ton habitude lorsque tu voulais te moquer de ces élèves impertinents. Et tu claquais ta langue contre ton palais, mordillais tes lèvres, jouais avec les mèches de tes cheveux, peut-être un peu trop stressée par le temps, Baby. Peut-être que tu étais un peu timide, aussi. Ou peut-être plutôt que tu t'amusais à prendre cet air innocent très peu crédible sous tes sourires faux qui ne traduisaient que de la colère. En colère pour avoir été réveillée aussi tôt dans la nuit ou le matin. Tu ne savais pas vraiment. Tu n'en avais rien à faire. Il t'avait réveillée, c'est tout ce qui comptait.
« ▬ Si j'étais votre mère, jeune homme, je vous recadrerais à coups de bâton, et je peux vous dire que je ne serais pas vraiment fière de votre impolitesse. Baissez cela, je vous prie, votre baguette me fait mal aux yeux, c'est pour cette raison que je déteste la lumière des sorciers... et les petits garnements tels que vous s'amusant à vagabonder dans les couloirs à une heure pareille. A cette heure-ci, les enfants dorment tous déjà. »
Et les fantômes aussi, aurais-tu dû rajouter. Tu fixais le jeune homme assis contre son coin de mur et le contournais en te baissant légèrement pour mieux scruter les recoins de son visage. On aurait dit un rapace affamé autour d'une carcasse d'animal à l'agonie, et l'air espiègle que ton visage arborait ne faisait que te rapprocher encore de cette image de vautour affamé, de féline en chasse. On avait réveillé la lionne qui dormait paisiblement. Ébouriffant un peu ta crinière, tu te penchais vers le jeune homme et t'arrêtais un instant. Assis, le jeune homme était dans une position de vulnérabilité qui ne faisait qu'attiser les flammes dans tes yeux et tu te demandais quel genre de punitions allais-tu bien pouvoir lui attribuer, quelles genres de tortures, si l'on ne considérait pas que le simple fait de te supporter cette nuit était déjà la pire des tortures. Tu n'avais pas l'intention de le laisser s'échapper, mais tu n'étais pas non plus d'humeur taquine, juste en colère, comme une mère en colère contre son enfant. Tu savais pourtant, Barbie, que la fessée ne réglait pas grand chose aux problèmes et que cela ne ferait qu'inciter l'enfant à recommencer ses bêtises. Bien sûr que non, la fessée est bien trop douce.

Il te faudrait être plus sévère.
« ▬ Pourrais-je savoir votre nom, mon brave garçon, qui me permettrait d'aller le rapporter à l'un de vos professeurs ? Sachez que je déteste être dérangée dans mon sommeil. »
Décidément, Barbie, tu cumulais et mentais comme tu respires. Quand nous montreras-tu autre chose qu'un amas de défauts en tout genres ? Tu n'avais aucunement l'intention de le dénoncer à quiconque, cela ne t'avancerait à rien, et puis tu l'aimais bien, ce garçon, ce garçon et sa vulnérabilité, ce blond assis contre son petit coin de mur qui t'avait cruellement réveillée. Pauvre de toi, pauvre Baby, pauvre Barbie. Blondyne Bryanne Anarchy. Comme ce nom sonnait faux, incroyablement faux. Car ce nom, c'était le tien...

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MessageSujet: « »   Ven 31 Mai - 22:34


Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer


Je reste assis, là, seul dans le noir, le regard lointain, rivé vers un point vide sans intérêt comme si la gestion de ma vue était passée au second plan, mise de côté sous l'intérêt que je portais au flux de mes pensées ; à ma réflexion, mes songes envers ce monde qui me surprend toujours un peu plus. Je suis immobile, insensible à toute sensation, muet, fermé à toute curiosité, sourd, clos envers toute émotion, je regarde le mur sous mes yeux, comme pour un réflexe, endroit sur lequel je peux reposer ma rétine, m'attendant presque à le voir bouger ou m'adresser un quelconque signe de vie. Je songe à tout, à ma vie, à ma famille, mon parcours, mon identité, ma personnalité, mon image ; je réfléchis à mes envies, à mes raisons, je m'attarde sur mes passions et esquisse un maigre sourire inconsciemment lorsque des images de Quidditch m'apparaissent. J'ai simplement envie d'être seul, de continuer à fixer ce mur grisâtre sur lequel est gravé un visage de fille aux yeux verdâtres, ce mur à l'illustration si réelle et pâle qu'elle laisse penser à un fantôme.

Mon regard las et embrumé reste plongé au travers de ce visage transparent et à l'expression indéchiffrable, le détaillant comme une peinture mouvante, comme il y en a des dizaines dans ce château. Je regarde longuement cette figure féminine, m'attendant à une animation quelconque, quant elle m'adresse la parole, s'approchant de moi, plongeant mes iris dans les siens, soutenant son regard d'une étrange intensité. Je prends alors conscience, ouvrant des pupilles à l'air désormais surpris, qu'il s'agit d'un véritable fantôme, tout proche de moi, et dont je ne sentais pourtant pas la froideur et la mort. Je frissonne silencieusement, me tords en une grimace traduisant une certaine appréhension - réprimant même quelques mouvements de recul qui m'auraient valu l'animosité de cette fille. Je n'ai encore jamais croisé de fantômes, ou tout du moins, pas de si près, et cette forme de vie - si l'on peut, aussi paradoxale cela soit-il, appeler cette existence de cette façon - me paraît terriblement glacée, éloignée, tellement morte.

Elle s'adresse à moi, d'une voix douce, une voix rassurante mais pimentée d'une menace, une voix autoritaire et amusée. Une voix qui m'interpelle, m'intimide un peu et me force presque à tourner mon regard vers sa source, comme sous l'attraction d'un charme irrésistible. Mes yeux se croisent à nouveau avec les siens, mes iris pleins de vie, de curiosité, d'appréhension masquée dans un flot de scepticisme. Je le soutiens, sans prêter attention à ses mots qui me frappent, me rabaissent, me menacent, ces mots qui insinuent, accusent, se plaignent ; j'ai envie de lui hurler de me laisser tranquille dans ce petit havre de paix improvisé qu'elle vient de démolir. J'ai envie mais j'en suis incapable, je ne peux me résoudre à me redresser contre cette entité coincée entre vie et mort ; me contente de diriger mon regard vers le sol, mordant mes lèvres, marmonnant quelques insultes à l'égard de ma propre personne lâche et solitaire. Qu'aurai-je bien pu faire d'autre ? J'écoute un semblant de ses paroles, parvenant à en saisir quelques mots, saisissant le sujet de la conversation qu'elle désirait entretenir.

De l'impertinence. Ma personnalité habituelle n'est pas là, elle s'est sûrement enfuie, engloutie sous cette vague de rage qui vient de me submerger ; je n'ai qu'une envie, celle de lui balancer la vérité à la figure. Elle semble hautaine, elle me vouvoie mais s'adresse comme tout maître le ferait envers un domestique, elle parle comme si elle était désignée maîtresse de ces lieux ; une habitude qui m'arrache un sentiment de fureur que je parviens néanmoins à contenir. Elle parle comme une mère, comme une vieille, comme un professeur ou toute autre connerie de ce genre, elle me traite comme un enfant et ce n'est pas pour apaiser mon état moral. J'éprouve une terrible envie d'agir, de surmonter cette horrible sensation de froid qui me paralyse depuis l'arrivée de cet étrange être, pour moi, qui ait toujours peiné à croire aux fantômes et craint les existences surnaturelles. Je me sens comme proche d'un Détraqueur, privé de tout espoir, arraché à la vie, aux sentiments positifs, à l'Amour et à l'Espoir. J'inspire longuement, vérifiant toute autre présence dans le couloir, parvenant fort heureusement à me persuader que je suis seul avec ce fantôme, un dernier espoir peut-être, qu'elle ne s'adressait pas à moi. Mais c'est inévitable, tout du moins, ça semble l'être.

« Désolé, je suis... je ne voulais pas vous réveiller. »

Je me suis simplement remémoré ses mots, j'ai simplement parlé comme elle aurait voulu l'entendre, répondu ce qu'elle désirait que je réponde, sans vraiment réfléchir à mes propres phrases. Malheureusement, c'est tout le contraire de ce que j'aurai voulu dire, simplement un réflexe défensif, envers une entité envers je n'éprouve pas le moindre courage. Non, je me sens comme happé par la sensation glaciale que cet être répand, j'ai simplement envie de m'en éloigner, intimidé, affaibli, incompréhensif. Ce spectre inoffensif semble pourtant me menacer. Je ne sais pas quoi répondre et me contente de la fusiller du regard, d'un regard torve ; menaçant, glacial, un regard plein de colère, qui va si mal avec mon visage habitué aux sourires. Elle me pose une question, mais là, je laisse planer le silence, avant de murmurer à peine assez fort pour elle :

« Lester, Lester Koslowski. Et t'es qui, au fait ? » demandais-je sèchement.




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MessageSujet: Re: Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer. [PV B.B.]   Sam 1 Juin - 17:40

elle t'entraîne au bout de la nuit...


Blondyne Bryanne Anarchy. Ce nom, tu le détestes. Tu l'as toujours détesté. C'est celui que t'a donné ta chère mère. Ta chère mère. Tu te demandais, Barbie, si quelque part aux États-Unis, en Californie, à Los Angeles. Tu te demandais si ce nom que tu haïssais tant était déjà gravé sur la pierre froide comme la blessure de la Mort dans ton cœur. Tu te disais que, peut-être sous cette pierre, à quelques mètres de profondeur, ton corps reposait là, pour l'éternité. Toujours un visage juvénile, dormant profondément, un ange dans son cocon, dans son cercueil. Et les fleurs sur ta pierre étincèleraient comme au premier jour sans jamais mourir, sans jamais pourrir. Barbie. Ah, si tu pouvais leur parler, eux, à Los Angeles. Si tu pouvais leur dire quelques mots purement égoïstes de ta part comme tu ne sais rien dire d'autre. Si tu pouvais leur faire ce caprice de changer tes fleurs blanches en fleurs colorées. Tu n'as jamais aimé le blanc. Il est trop pacifiste, trop pur, trop propre. Et toi, toi, Baby, tu es trop colérique, trop souillée, trop sale. Barbie. Si la couleur des fleurs sur chaque tombe devait être le reflet du mort qui gît en dessous, les tiennes seraient rouges cramoisies. Ce rouge sang que tout le monde déteste tant. Le rouge de tes robes de soirée, de tes talons aiguilles, le rouge de cette veste que tu voulais tant, le rouge de ton sang qui ne coule plus dans tes veines. De ton cœur qui ne bat plus dans ta poitrine...
« ▬ [...]Lester. Lester Koslowski.[...] »
C'est tout ce que tu retiens. C'est tout ce que tu veux entendre. Tu le fixes, l'air totalement désintéressé, ta proie ne t'intéresse déjà plus, ton jouet est déjà cassé, tu fais la moue comme une enfant à qui on interdirait un bonbon. Il semble agressif, sur la défensive, peu bavard. Tu soupires. Ce qu'il dit ne t'intéresse pas le moins du monde, tu t'en fiches, ce n'est qu'un vivant, ce n'est que l'attraction d'une nuit, puis te te rendormiras comme si rien ne s'était passé, tu l'ignoreras comme si tu ne l'avais jamais connu, tu l'oublieras comme tu as toujours tout oublié. Il n'est que l'attraction, la pomme d'amour que tu croques avant de jeter, déjà écœurée par le trop plein de sucre, il n'est que cette barbe à papa trop grosse qui te colle aux doigts et que tu ne peux finir, comme ses escaliers qui t'épuisent déjà à la troisième marche. Tu le mangeras, lui aussi, Barbie, il sera mangé, puis tu ne t'en soucieras plus. Il n'a pas l'air de t'intéresser comme tu n'as pas l'air de l'intéresser, vous êtes deux parfaits inconnus, vous êtes deux chats errants, vous êtes l'oiseau et l'enfant. Tu es l'oiseau, il est l'enfant, perdu, adossé contre le mur, et tu poursuis ton vol, toi, Barbie. Tu ne te soucies pas des enfants perdus, Baby. Tu t'en moques. Tu es égoïste, toi, l'oiseau de mauvais augure. Tu te moques de lui.
« ▬ Mon Dieu, quel manque de feeling, vous me paraissez bien peu bavard, qu'est-ce qui vous intimide ? Le manque de présence de mon corps ou la présence de mon âme ? Il est vrai que parler à un être dont la voix retentit en écho doit impressionner mais fixer quelqu'un avec cet air dans les yeux n'est que de l'impertinence, du manque du respect. Vous avez devant vous un fantôme, j'ai devant moi de la mauvaise graine. Qui de nous deux est le plus malchanceux ? »
Ton visage se fend en un sourire semblable à ce chat, au chat de ce Pays des Merveilles, un sourires et ces yeux mesquins, un sourire qui ne prédit rien de bon, le sourire d'un prédateur. Sarcastique, ironique. Et ce regard impénétrable, impitoyable. Ce regard mort, trop mort pour que l'on puisse voir apparaître cette lueur de vie propre à tous les jouvenceaux de ton âge. De ton âge physique, du moins. Tu te fous de lui, tu continue de le fixer de tes yeux si verts, puis tu t'éloignes et tu rapproches, tu continues cette mascarade, cette ronde de gardien de prison, et ton sourire redevient le gentil sourire innocent, celui qui vous berce jusqu'au matin, celui qui vous aide et vous réconforte. Ah, Barbie, quelle traîtresse tu es, Barbie, quelle manipulatrice tu es, Barbie, quelle trompeuse. Si tu n'avais pas aidé tant de personnes, je dirais que tu es une pourriture. Tu ne l'es pas. Non. Barbie, tu es juste une sale contradiction ambulante qu'un simple esprit humain ne peut pas suivre, ne peut pas comprendre. Tu es bien trop illogique dans ce monde de logique. Tu es contraire à la loi, le contraire de tout, le contraire de toi-même.
« ▬ L'anxiété se lit dans vos yeux, êtes-vous perdu ? Suis-je si intimidante que ça ? A trop errer dans les délices et l'illogisme du Monde des Merveilles, Alice a finit par devenir folle, elle aussi. Il serait dommage que ça vous arrive, ce serait un magnifique gâchis. »
Et l'on croit rêver. Est-ce toi qui parle d'illogisme ? Peut-être est-il ton Alice, peut-être es-tu l'incarnation même du Pays des Merveilles. Sans dessus-dessous, ton plafond est en bas et le plancher est en haut. Chez toi, Barbie, le noir est blanc et le blanc est noir, le mal est le bien et le bien n'existe pas. Dans ton monde, tout n'est que pure folie, Barbie, ce soir, ton monde ouvre ses portes au blond d'en face, ce soir, tu seras la folie comme tu l'es déjà quelque part, Barbie, folle à lier, mais à la fois si réaliste. Ah, tu n'es pas la contradiction pour rien, Barbie, aussi gentille que méchante, ton monde est le reflet même de tes contradictions. Sa bonté est telle qu'il laisse entrer en son sein de pauvres blondinets égarés, de pauvres chérubins sans repères, mais il est bien trop mauvais pour le laisser s'échapper de ses griffes. Tu le berceras d'illusions, ce soir, enivrante, et tu ne le laisseras pas s'échapper. Il deviendra fou, ton Alice, mais n'oublies pas que s'il est là, c'est qu'il est déjà fou, lui aussi. Tu arrêtes ta ronde stressante et te baisses pour l'attraper par le menton et lui garder la tête redressée sans aucune douceur dans tes gestes. Sans aucune compassion dans tes paroles. Ah, toi qui es pourtant si gentille, la colère te ronge si vite.
« ▬ Vous avez un si beau visage, jeune Koslowski, pourquoi ne l'animeriez-vous pas d'un large et franc sourire ? Vous qui êtes si vivant, si présent, vous ne devriez pas froncer les sourcils, ça donne des rides prématurément. Personne ne vous a jamais dit qu'il vous faut croquer la vie à pleines dents ? On ne se rend compte de sa valeur qu'après l'avoir perdue. Profitez donc, chère petite tête blonde, d'avoir un cœur qui bat dans votre poitrine et de l'air dans vos poumons. »
Tu fais semblant d'inspirer, d'expirer, mais tes poumons ne contienneront plus rien, Barbie, ils sont aussi morts que ta personne, ils se consommeront, disparaîtront, retourneront d'où ils viennent, de rien, de tout, comme toi, vous ne serez plus rien. Mais tu te mens, Barbie, en pensant que les vivants te répugnent, en pensant que tu les détestes, tu te mens à toi même, Baby, parce qu'en réalité, tu te sens si vivante près d'un cœur qui bat, près d'une peau rosée, près d'yeux étincelants, parce qu'en réalité, le simple fait de les entendre respirer te fait sourire, te fait revivre ce bonheur qu'était de sentir cette joie de vivre te brûler les entrailles.

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MessageSujet: « »   Dim 2 Juin - 20:31


Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer


Elle est là, elle rôde, elle tournoie, elle guette, souriante, narquoise, sarcastique, elle observe attentivement, elle guette le moindre signe de faiblesse ; elle semble prête à fondre, sous un faux voile d'innocence qui lui va pourtant si bien. Sa silhouette dénuée de toute vie se balade, ondule, glisse, tournoie, voltige, elle étend son aura de froid et de mort, elle profite de l'appréhension qu'elle me procure, de l'effet qu'elle donne, semble même y prendre plaisir. À de nombreuses reprises, mes yeux marrons croisent ses pupilles d'émeraudes, observe ce regard empli de plaisir malsain, durant les quelques secondes où je peux le supporter. Elle s'en amuse, marmonne, chuchote, provoque, susurre, et incapable de trouver remède à ce tourment, je me contente de la suivre des yeux, feignant l'indifférence, ignorant ses paroles comme si elles n'étaient même pas dignes d'intérêt. Je continue de l'observer, mes yeux marrons dans lesquels se reflète sa silhouette transparente de fantôme, elle parle, parle, encore et toujours ; parle comme si mes mots n'avaient eu aucun impact, n'avaient même pas effleuré son cerveau et l'avaient autant perturbé qu'une brise de vent sur cette forme exempte de toute enveloppe charnelle.

J'aimerais répondre, lui dire ce que je pense, j'aimerais faire comme d'habitude, l'écouter d'un sourire amusé et lui lancer une remarque déstabilisant, avec un regard qui l'est tout autant. J'aimerais vraiment, mais c'est elle, sa simple précise, son unique apparence, qui sont cet effet néfaste sur moi, c'est elle qui m'emplit de malaise tel un Détraqueur. Moi qui pensait ne pas craindre la mort, tel est pris qui croyait prendre. Un sourire discret se dresse sur mon visage. J'entends ses paroles, elle se déversent dans mon esprit comme une cascade, elles m'éclaboussent à peine de toutes les mauvaises attentions qu'elles contiennent ; oui, je les entends sans vraiment écouter. Elle provoque, parle de malchance, sous-entend que ma présence semble désagréable, elle va loin, elle fouille, tente de me déstabiliser, elle veut que je me trahisse la nuit, dans le noir - et n'a pas peur, elle qui n'est qu'un fantôme. Elle semble s'amuser, parle une nouvelle fois, cette fois, d'une anxiété qui n'existe pas. Moi, anxieux ? Mes sourcils se froncent, mon regard se plonge dans le sien, l'observant longuement comme pour vérifier qu'elle ne blague pas. Je la fixe, sans ciller, puis mon visage se détend en voyant qu'elle était sérieuse et se tord en une expression moqueuse et ironique.

« Eeeh... anxieux. crachais-je en souriant. Jamais une telle connerie n'a effleuré mon sublime esprit. »

Je sens la confiance affluer à mesure que mon interlocutrice perd son sourire, son amusement, toute son aise. La situation semble se renverser, et ce n'était pas pour me déplaire, bien au contraire. À présent, sa forme m'était totalement égale, désormais, elle m'apparaissait comme une personne normale, simplement un peu dérangée et douée de lévitation, une personne au corps un peu transparent et aux envies pour le moindre étrange. Je l'écoute, parler à nouveau, je la vois saisir mon visage entre ses doigts fins et glacés, croise de force son regard hautain et dévore malgré moi chacun de ses mots. Elle ne semble que peu perturbée, poursuit son monologue, son analyse de ma personne, le contact de sa peau froide me réchauffe pourtant légèrement. Elle est enivrante, envahissante, j'ai envie de m'avancer et l'étreindre, mais résiste à cette pulsion soudaine et si attrayante, garde cet air si distant et fier qui semble la malmener. Elle semble ne pas se montrer davantage aimable, elle insinue de nouvelles choses, toujours hautaine, se comportant comme si je n'étais pas plus important qu'un simple insecte qui n'était même pas doté de cervelle. Ce comportement m'énerve, m'énerve tellement que mon expression en devient aussi arrogante que la sienne.

« Oh ? Profiter de la vie ? Conseil étrange, venant d'un fantôme, serais-tu frustrée de n'avoir pas pu le faire de ton vivant ? »

Une zone sensible a sans doute été touchée. Je n'aurai sans doute pas dû dire ça, emporté sous le coup de la colère, connaissant parfaitement la cause de l'existence des fantômes qui se résume très souvent au regret. Ce sentiment, je n'en éprouvais pas le moindre en cet instant, ayant agit pour cause de ses innombrables provocations, certes, sous le coup de l'impulsivité ; mais ayant agit en connaissance de cause. Mieux valait se taire et attendre de voir sa réaction.




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Dans le noir, personne ne peut vous voir pleurer. [PV B.B.]

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